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Le VIH, les antirétroviraux et le cerveau
La démence est moins fréquente aujourd’hui, mais pourquoi de légers troubles cognitifs affectent-ils certaines personnes, même avec la multithérapie ?

par Nancy Sheehan, pharmacienne et la Dre Marianne Harris

Nous savons depuis longtemps que l’infection par le VIH peut affecter le cerveau et le système nerveux. Avant l’arrivée des antirétroviraux (ARV), au milieu des années 1990, environ une personne vivant avec le VIH (PVVIH) sur cinq développait une démence, c’est-à-dire un trouble qui s’attaque au cerveau et se répercute sur la capacité de penser clairement, de se souvenir de choses et d’autres, et d’accomplir des tâches quotidiennes comme marcher. Grâce aux ARV, la démence associée au VIH est désormais rare et ne frappe en général que les personnes chez qui la maladie est très avancée (très faible numération des lymphocytes CD4 et infections multiples). Cependant, même avec les ARV, environ une PVVIH sur cinq affichera de légers symptômes de ralentissement physique et mental. Nous parlons désormais de troubles neurocognitifs (TNC) liés au VIH, et ceux-ci se présentent sous une forme légère (trouble cognitif/moteur léger lié au VIH) ou grave (démence).